Rare Medaille Bronze

Médaille Henry de Monfreid à La Franqui aventurier écrivain 1966 68mm rare medal

Médaille Henry de Monfreid à La Franqui aventurier écrivain 1966 68mm rare medal
Médaille Henry de Monfreid à La Franqui aventurier écrivain 1966 68mm rare medal
Médaille Henry de Monfreid à La Franqui aventurier écrivain 1966 68mm rare medal
Médaille Henry de Monfreid à La Franqui aventurier écrivain 1966 68mm rare medal

Médaille Henry de Monfreid à La Franqui aventurier écrivain 1966 68mm rare medal    Médaille Henry de Monfreid à La Franqui aventurier écrivain 1966 68mm rare medal

Médaille en bronze argenté de la Monnaie de Paris (Poinçon corne d'abondance à partir de 1880). Très belle frappe, beaux volumes et reliefs. Graveur / Artiste : J Normand. Poinçon sur la tranche (mark on the edge) : corne d'abondance + bronze + 1966.

Le support n'est pas à vendre. The stand is not for sell.

Henry de Monfreid, né Henri à La Franqui, commune de Leucate (Aude) le 14 novembre 1879 et mort le 13 décembre 1974 à Ingrandes (Indre), est un commerçant et écrivain français. Il a mis en scène sa vie aventureuse, centrée sur la mer Rouge et l'Éthiopie de 1911 à la Seconde Guerre mondiale, dans de nombreux livres, autobiographies et romans, publiés à partir de 19311. Henry de Monfreid2,3 est le fils de George-Daniel de Monfreid, peintre, graveur et collectionneur d'art, et de Marie-Amélie Bertrand (généralement appelée Amélie). Sa jeune enfance s'écoule à la petite station balnéaire de La Franqui (Leucate), où la famille de sa mère exploite un établissement pour vacanciers4. Dès cette époque, le jeune Henry développe un goût marqué pour la voile et le large en naviguant avec son père sur les voiliers de ce dernier, d'abord le Follet, puis l'Amélie, un yacht de 22 mètres, notamment lors d'une traversée de Port-Vendres à Alger alors qu'il a 5 ans5,6.

À 7 ans, il va rejoindre ses parents à Paris (no 31 rue Saint-Placide) où on l'inscrit à l'École alsacienne. Son père fréquente assidument la bohème, peintres ou écrivains, qu'il reçoit dans son appartement bourgeois. Monfreid va donc côtoyer des peintres comme Matisse et Gauguin7. Durant l'été, et jusqu'à la mort de sa mère en 19028, il continuera de passer ses vacances à La Franqui. Cette période de sa vie, entre autres ses démêlés avec la famille de sa mère, constituera un des thèmes importants des dix romans autobiographiques de la série L'envers de l'aventure, qu'il publiera à partir de 1953.

Henry devient le petit maître d'un domaine hôtelier en plein essor9. George-Daniel de Monfreid à bord du Follet. Ma première jeunesse passée à l'ombre du cap de Leucate et, plus tard, la navigation sur le voilier de mon père m'avaient mis au cur la nostalgie de la mer, au point de me faire sacrifier les situations les plus enviables 10.

Il a 13 ans lorsque ses parents se séparent et quittent Paris, et le jeune Henry est placé en pension pour qu'il n'ait pas à quitter son école. En 1892, il entre au lycée à Carcassonne où habite alors sa mère.

Il passe son premier bac en 1896, retourne à Paris et prépare Centrale au Lycée Saint-Louis où il est interne. Il obtient d'assez bonnes notes et décroche même des distinctions mais il étouffe entre les quatre murs du lycée et se laisse aller à des frasques11. Il se fait renvoyer, mais l'examen étant proche, il est réadmis comme externe.

Il rate l'examen de peu. Henry de Monfreid ne fera donc pas carrière comme ingénieur des Chemins de fer et devra trouver un autre moyen d'existence. Il lui restera de ses études d'ingénieur un goût et une facilité pour les sciences et les techniques qui lui seront d'une grande utilité en mer Rouge lorsqu'il se mettra à construire des bateaux ou devra réparer en haute mer un moteur en panne12. En 1900, Henry, qui vit depuis quelques mois avec sa nouvelle compagne Lucie Dauvergne, se voit contraint d'entamer son service militaire.

Il cherche en vain à obtenir un sursis et finalement réussit à se faire réformer en simulant une congestion pulmonaire après avoir aspiré de l'hypochlorite de chaux mélangé à de l'acide chlorhydrique13. Je revois encore la silhouette de l'Oxus... 14 Monfreid vit pendant plusieurs années de petits boulots. Il décroche un emploi de colporteur au Planteur de Caïffa, où il se tire assez bien d'affaire et monte même en grade, mais son père lui fait quitter ce métier de « tireur de sonnettes » en lui promettant une rente mensuelle15. Après une brève carrière comme chauffeur de maître, il se fait engager à la société Maggi où il devient rapidement un contrôleur de la qualité du lait.

Mais Monfreid rêve d'être son propre patron: il démissionne et achète une affaire d'élevage de volaille avec l'argent reçu de son oncle dans le cadre du procès en captation d'héritage. Manque de chance, les poulets meurent tous et l'entreprise fait faillite. Maggi le réengage et il réussit à se faire nommer chef de ramassage à Fécamp, pour être près de la mer16. Traficoter avec la qualité du lait et du beurre est un fléau à l'époque et Monfreid s'y laisse prendre. Il est en mer sur sa barque lorsque le représentant juridique de son employeur arrive à Fécamp pour le congédier. Monfreid, qui rêve de plus en plus à une carrière maritime, songe à se présenter à l'examen de capitaine au long cours17 mais il se laisse convaincre de mettre à profit ses connaissances de l'industrie laitière et il achète une petite laiterie près de Melun18. Manque de chance encore une fois : Melun est très touchée par les débordements de le Seine en 1910 et la laiterie, isolée pendant des semaines, perd ses clients. Au même moment, il est gravement atteint de la fièvre de Malte qui manque l'emporter et qui le cloue au lit pendant des mois. La laiterie est vendue à perte.

Ses rapports avec Lucie se sont dégradés avec le temps et c'est au cours de sa convalescence chez son père qu'il décide de mettre fin à sa reSon premier contact avec la Corne de lAfrique est loin dêtre encourageant. À Djibouti, lagent de la maison Guigniony laccueille avec une mauvaise grâce non dissimulée, voyant en lui encore un de ces ratés auxquels le patron na pas su dire son fait23. Le lendemain, Monfreid prend le train pour Dire Dawa, au Harrar, province à majorité musulmane conquise par lempereur Menelik vingt-cinq ans plus tôt.

Cette ville-champignon, surgie lors de la construction du premier tronçon de la ligne Djibouti-Addis-Abeba du Chemin de fer franco-éthiopien, est alors en pleine effervescence. Terminus provisoire de la ligne depuis 1902, elle connait à cette époque un boum résultant de la reprise de la construction ferroviaire et de lactivité des maisons de commerce européennes spécialisées principalement dans limportation de café et de peaux. Une semaine après son arrivée, il se demande déjà sil ne perd pas son temps dans ce pays perdu : « Jattends toujours la réponse de Guigniony pour me donner quelques précisions sur la situation quil compte me confier » écrit-il24. Finalement cest dans le rôle de vendeur-acheteur itinérant au salaire mensuel de deux cent cinquante francs plus le logement quil amorce son aventure africaine25. Fin octobre 1911, il quitte Dire Dawa pour une première tournée dans les montagnes du Tchercher des agences de Guigniony de simples campements rudimentaires pour y acheter café, peaux, cuirs, cire, civette et ivoire26.

« Le travail est très actif, les indigènes apportent du café à dos de bourricots, il y a discussions et marchandages, exactement comme chez nos paysans. J'ai pu acheter en un après-midi, 2 500 kg de café »24. Puis, attiré par la mer, il s'installe à Djibouti fin 1913 où il achète un boutre, baptisé le Fath-el-Rahman, et avec lequel il amorce la vie aventureuse qui fera l'objet de son premier récit autobiographique : Les Secrets de la mer Rouge. Plus tard, installé à Obock, il construit ses navires avec ses propres moyens, dont le plus célèbre, l'Altaïr, goélette de 25 mètres avec seulement 2 mètres de tirant d'eau27 et gréé de voiles auriques, lui permettra de fréquenter les rives de la mer Rouge cernée de bancs de récifs. Sa connaissance des mouillages et des ports en fait une source de renseignements utile à la France pendant la Première Guerre mondiale.

Le Djibouti colonial de Monfreid Il entame ensuite une vie de contrebandier, se convertit à l'islam en 191428, religion de son équipage, se fait circoncire, et prend le nom d'Abd-el-Haï (esclave du vivant). Selon Guillaume de Monfreid, sa « conversion était une conversion de circonstance ». Il continue : « je ne crois pas qu'il fût plus attaché à un rite qu'à un autre, parce que de toute façon, ce n'était pas un homme pour qui le spirituel avait beaucoup d'importance. Il était trop noyé dans l'action.

Et puis, ayant découvert la vraie liberté, il ne veut plus de carcan28 ». De même, Henry de Monfreid a été enterré selon le rite catholique. Il vit de différents trafics, perles (il arrête vite ce commerce qui n'est plus lucratif après que les Japonais inventent la perle de culture), armes, haschisch et même morphine (qu'il achète en gros en Allemagne au laboratoire pharmaceutique qui produit la drogue, et qu'il revend aux riches Égyptiens), ce qui lui vaut des démêlés avec la justice et même quelques brefs séjours en prison. Monfreid s'est toujours défendu d'avoir pratiqué la traite des Noirs entre l'Afrique et l'Arabie, qui persistait encore en 192529. Cependant dans sa correspondance, il explique avoir des femmes asservies30. Dans son journal de bord, il raconte que pendant la Première Guerre mondiale, les autorités françaises lui demandent d'aller espionner les positions turques sur la côte du Yémen en prenant des photographies31. Obock, depuis quil a cessé dêtre le chef-lieu de la colonie, est redevenu une bourgade indigène; son déclin a été consommé par labandon total dans lequel il a été laissé durant les années qui ont suivi la guerre. Vers la fin de la guerre, il s'installe définitivement avec sa famille à Obock, loin des regards inquisiteurs des gouverneurs et autres coloniaux de Djibouti ; sa maison est près du rivage, ce qui permet à sa femme de disposer des lumières sur la terrasse si la vedette des garde-côtes est à l'affût. Entièrement absorbé dans ses projets, Monfreid est presque toujours absent et sa femme souffre de ses longues absences et de la chaleur accablante des lieux. L'item "Médaille Henry de Monfreid à La Franqui aventurier écrivain 1966 68mm rare medal" est en vente depuis le samedi 28 décembre 2019. Il est dans la catégorie "Monnaies\Médailles, jetons\Médailles françaises\XXe siècle".5" et est localisé à/en Strasbourg. Cet article peut être livré partout dans le monde.
  • Type: Médailles françaises
  • Métal: Métal D

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